Orbey

66 lits pour personnes âgées dépendantes.
Service de soins à domicile : 20 places.

Lapoutroie

69 lits pour personnes âgées dépendantes.

 

Le Bonhomme

45 lits pour personnes âgées dépendantes.

Freland

53 lits pour personnes âgées dépendantes.

Pose de la 1ère pierre

Pose de la 1ère pierre de l’opération architecturale d’extension/restructuration du site d’Orbey avec la création d’une Unité Centrale de Production en Restauration qui s’est déroulée le 1er décembre 2018 en présence de :

1er pierreMonsieur Pierre BIHL, Vice-Président du Conseil Départemental,
Représentant Madame La Présidente du Conseil Départemental du Haut-Rhin,

Monsieur Pierre LESPINASSE, Délégué Territorial du Haut-Rhin
Représentant Monsieur le Directeur Général de l'Agence Régionale de Santé Grand Est

Monsieur Guy JACQUEY, Maire d'ORBEY, Président du conseil d'administration de l'établissement

Messieurs Laurent KAUFFMANN et Julien WASSMER, Architectes du projet

Madame Brigitte PRUDAT, Directrice de l'établissement

 

 

Discours tenu par Madame Brigitte Prudat, Directrice,
lors de la cérémonie
de la pose de la 1ère pierre du 1ER décembre 2018


Bonjour à toutes et à tous,

Monsieur le Vice-Président du Conseil Départemental, représentant Madame la Présidente du Conseil
Départemental du Haut-Rhin,

Monsieur le Directeur Territorial du Haut-Rhin, représentant Monsieur le Directeur Général de
l’Agence Régionale de Santé Grand Est,

Monsieur le Président du Conseil d’Administration, Cher Guy, et les membres du Conseil
d’Administration,

Mesdames et Messieurs les Directeurs des Services du Conseil Départemental

Messieurs les Maires du Canton et Conseillers Municipaux,

Madame la Présidente du Conseil de la Vie Sociale,

Madame et Monsieur les Médecins Coordonnateurs,

Mesdames et Messieurs les membres du Personnel,

Mesdames et Messieurs, chers invités, soyez les bienvenus

C’est pour moi une grande joie de vous accueillir aujourd’hui sur le site d’Orbey-Pairis et je vous
remercie de votre présence ce matin pour cette pose de la 1ère pierre liée à l’extension/restructuration
du site et à la création d’une Unité Centrale de Production en Restauration.

Vous recevoir…, enfin !, car ce projet, si ardemment souhaité, dans l’intérêt majeur des résidents et du
personnel, a pris sept ans de réflexion.

L’établissement de Pairis, construit sur les ruines de l’ancienne Abbaye cistercienne fondée en 1138
par le Comte de Ferrette s’est toujours inscrit et ce, depuis sa vocation d’hospice puis d’hôpital rural à
partir de 1849 dans une stratégie d’adaptation et de mise à niveau continuelle qui a abouti, par
l’extension/réhabilitation importante en 2000, à sa forme actuelle qui compte 66 lits.

C’est cet objectif d’adaptation constante qui est à l’origine de ce projet dont nous posons la 1ère pierre
aujourd’hui car il faut savoir répondre aux nouveaux besoins exprimés et préserver l’avenir de
l’établissement intercommunal dont Orbey est la maison « mère ».

Est donc à la manoeuvre le cabinet d’architecture KWA, Laurent Kauffmann et Julien Wassmer,
lauréat du concours d’architecture.

S’il fallait résumer succinctement ce projet par un mot clé, il pourrait s’intituler le projet Pi ou le 3,14.

14 chambres doubles transformées en chambres individuelles,

14 chambres individuelles supplémentaires par transfert du site de Fréland,

14 places de Pôle d’Activités et de Soins Adaptés Alzheimer,

Mais cette opération ressemble aussi à une poupée russe.

Le site de Pairis vu d’en haut ressemble à un F inversé. Les ailes situées à l’arrière du bâtiment vont
bénéficier chacune d’une extension, phase 1 du projet actuellement en cours. Cette première tranche
de travaux sera suivie d’une seconde phase, dans un peu plus d’un an, comportant la restructuration du
bâtiment central.

Les agents du site doivent se préparer aux conséquences de cette mise en conformité générale car elle
occasionnera :

→ L'inversion du fonctionnement actuel par l’affectation de l’intégralité du 1er étage aux patients atteints
de maladies apparentées Alzheimer, qui hébergera le Pôle d’Activités et de Soins Adaptés organisant
entre autres ateliers des séances d’équithérapie sensorielle avec des poneys en partenariat étroit avec
les Écuries de l’Abbaye, nos voisins directs. J’y suis très attachée car le cheval est un puissant
médiateur thérapeutique.

→ De même, la construction d'une cuisine centralisée en liaison chaude (environ 850 repas/jour) assurera
la prestation repas pour les 4 sites, dont Pairis (qui deviendra un satellite de cette nouvelle cuisine) et
pour les 2 sites de la Résidence Médicalisée de la Weiss.

Cette cuisine centrale où nous sommes, a été pensée et voulue extra-muros, construite en bâtiment
distinct et éloigné, afin de régler le problème des nuisances vécues par les résidents (bruit – les
effluves de diesel) et d’améliorer la fluidité des flux de transport et de livraison. Elle permettra
d’augmenter les achats alimentaires en circuit court et en produits bio.

Elle permet aussi de conserver l’intégralité des postes de cuisiniers et d’aides-cuisiniers dont les rangs
seront grossis par ceux de la Résidence Médicalisée de la Weiss. La cuisine continuera donc d’être
faite « maison ».

A l'achèvement des travaux à l’été 2021, pour la partie résidentielle, l’établissement offrira des
conditions d'hébergement adaptées à la dépendance physique et psychique, toujours plus grandissante
des résidents, avec une capacité totale de 80 chambres toutes individuelles qui réglera l’occupation
partielle des chambres à deux lits.

Le coût prévisionnel de l’opération avec prestations intellectuelles d’un peu plus de 6 millions d’euros
est financé à hauteur de :
- 140 000 € (subvention CNSA dans le cadre du Plan d’Aide à l’Investissement pour le PASA)
- 180 000 € (Crédits Non Reconductibles de l’ARS aux fins d’aide pour les frais financiers)
- 966 000 € (de subvention du Conseil Départemental du Haut-Rhin)
- 1 800 000 € (de recours à l’Emprunt)
- le reste en fonds propres (3 000 000€ au moins)

Nul n’ignore ici, la difficulté qu’il y a eu de sortir ce chantier de terre.

Je ne fais pas de politique mais un directeur d’établissement, un tant soit peu investi et concerné par la
qualité de prise en charge des résidents et la pérennité des emplois se doit d’élaborer une stratégie de
survie pour l’établissement intercommunal qu’il dirige.

Je n’oublie pas le soutien constant, sans faille, de l’ADAUHR, qui a été un Assistant à Maître
d’Ouvrage remarquable sur plusieurs années, notamment en la personne de Florence BISI que je salue
chaleureusement et que je remercie sincèrement d’avoir porté le glaive avec moi.

Le relais a été pris par CITIVIA et j’en profite pour remercier Madame KIRCHEN d’avoir perçu et
compris que je travaillerais avec elle, en réclamant la même complicité.

Ma reconnaissance va également à mes équipes, ma dream team :
- administrative tout d’abord qui m’aide au quotidien à porter le plafond (Jean-Louis JAEGLI qui me
suit avec une loyauté exemplaire depuis ma prise de fonctions en 2001 maintenant l’objectif toujours
plus difficile à tenir, celui de conserver ce retour aux Grands Équilibres obtenu en 2004, je salue
également Yolande BOUVIER, heureuse retraitée et Patricia BRUNSPERGER qui continue de me
supporter.
- L’équipe médicale, les Docteurs COPPÉ et SPIHLMANN, médecins-coordonnateurs des sites dont
je mesure chaque jour la chance de les avoir à mes côtés
- L’équipe soignante et j’y intègre celles responsables du bio-nettoyage à qui je demande le meilleur
d’elle-mêmes car Orbey accepte bien souvent des personnes âgées qui ont été laissées au bord du quai,
- et technique, Monsieur Jean-Marc HUSSON, véritable couteau suisse devenu depuis l’ouverture du
chantier mon nécessaire poil à gratter face aux entreprises.
Cet amical collectif m’a été d’un grand secours lorsque toutes les pierres lancées entre 2011 et 2015
devenaient trop massives pour être esquivées.
Enfin, je salue le courage de mon président de conseil d’administration, Guy JACQUEY qui a porté ce
projet d’avenir avec conviction tel Atlas portant la voûte céleste.

C’est donc aujourd’hui un Hap pi Day ! et je clos mon propos par cette phrase de GOETHE :
« On peut aussi bâtir quelque chose de beau avec les pierres qui entravent le chemin ».

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